Dimanche 16 août 2026
Bon ! Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur le piratage des impôts, qui a exposé les données de 678 000 contribuables. Et les bouchons ont atteint 711 km sur les routes de France en ce week-end de chassé-croisé. Mais ça tout le monde le sait !
Par contre, la police italienne a récupéré trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse volés dans la villa de la Fondation Magnani-Rocca, près de Parme, dans le nord de l'Italie — le cambriolage avait duré moins de trois minutes. — (Euronews). Au Venezuela, le gouvernement intérimaire a libéré 131 prisonniers politiques à l'issue de négociations avec l'opposition supervisées par Washington. — (Le Monde). Et une estampe signée Picasso, volée en 2018 dans une galerie de Milwaukee, dans le Wisconsin aux États-Unis, vient d'être retrouvée par un propriétaire en train de nettoyer un appartement vacant — l'œuvre est l'une des 30 seules connues portant la signature de l'artiste. — (The Guardian Culture).
Sinon : une biologiste, Tatiana Giraud, a avancé que pour chaque euro investi dans la préservation de la biodiversité, les bénéfices économiques récupérés s'élèvent à huit euros. Elle propose de réorienter les subventions actuellement attribuées à l'élevage intensif vers l'agriculture biologique. — (Le Monde). Des chercheurs ont découvert que certains virus présents dans l'intestin peuvent générer délibérément de la diversité génétique pour contourner les défenses bactériennes — une piste pour développer de nouveaux traitements lorsque les antibiotiques échouent. C'est bon ça. — (Euronews). Et une étude montre que lorsque les fibres alimentaires viennent à manquer, les micro-organismes intestinaux peuvent se mettre à consommer les protéines de la muqueuse qui protège l'intestin — et que l'apport en fibres suffit à stopper ce processus. — (ScienceDaily).
Alors ça fait pas tout. Mais c'est déjà ça.
Aux États-Unis, dans l'Ohio, Westel Creager avait fait une promesse il y a quelques années à sa petite-petite-fille Haiden : si elle entrait en école de médecine, il serait là le jour de sa remise de diplôme pour lui passer sa première blouse blanche. Haiden a tenu sa part du contrat. Westel aussi — à 97 ans, il a fait le déplacement jusqu'à la même faculté de médecine dont il était lui-même sorti diplômé soixante ans plus tôt. L'obstacle, c'était simplement le temps — et les 97 années qu'il avait sur le dos. Le dénouement, c'est lui qui a glissé les bras de sa descendante dans cette blouse blanche, les mains qui tremblaient un peu, les yeux aussi. Il a dit qu'il était complètement dépassé par les événements. À 97 ans. — (Good News Network).
Pas d'intox digne de ce nom aujourd'hui. À vous de voir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle.
Du côté de Beauregard-les-Bains, alors que des chercheurs établissent que lorsque l'alimentation manque de fibres, les micro-organismes intestinaux commencent à s'attaquer à la paroi de l'intestin lui-même — et qu'un simple retour aux fibres suffit à interrompre le processus —, le Dr Sophie Marchand a remarqué ce matin, en consultant ses patients de la semaine, que quatre d'entre eux souffraient de troubles digestifs chroniques et que trois d'entre eux mangeaient moins de deux portions de légumes ou légumineuses par jour sans en avoir conscience. Elle a passé l'heure du déjeuner à la boulangerie, point de passage naturel du village, à montrer à la commerçante — qui prépare aussi des plats à emporter — quelles modifications de garniture couvraient à moindre effort la dose journalière recommandée. Dès le soir, trois des quatre plats proposés au comptoir contenaient des lentilles ou de la courgette. Un habitant a demandé si c'était nouveau — la commerçante a dit que non, que c'était juste plus visible. Tout le monde a trouvé ça normal. Pour autant, le dossier de rattachement de Beauregard-les-Bains auprès d'un État reste toujours sans réponse.
Marseille, 30°C, ciel dégagé. Lumière de fin de journée, ombres longues — conditions parfaites pour photographier.
Si vous avez appris quelque chose ce matin, tant mieux. Dans le cas contraire, reprochez-le nous... À demain.