L'actu hors champ
Mercredi 16 septembre 2026
Bon ! Les agents EDF sont en grève, avec près de 60% de mobilisation à la mi-journée pour défendre leur tarif préférentiel sur l'énergie. Et les pêcheurs ont bloqué un dépôt pétrolier pour protester contre la hausse des prix du carburant. Mais ça tout le monde le sait !

Par contre, l'éruption du Hunga Tonga, un volcan sous-marin du Pacifique, a provoqué une réaction chimique inattendue dans l'atmosphère : le nuage volcanique a détruit une partie du méthane environnant. Les estimations actuelles de la pollution au méthane vont devoir être recalculées. C'est bon ça. — (ScienceDaily). Au Pérou, une sépulture de la civilisation chimú vieille de six cents ans a été mise au jour intacte à Chan Chan, près de Trujillo — préservée du pillage par une masse de pierre compacte. Elle devrait permettre de reconstituer pour la première fois les rites funéraires de la noblesse chimú. — (Courrier International). Et en Chine, cent sept jeunes diplômés licenciés peu après leur embauche par le fabricant de phares automobiles Xingyu ont tenu tête à leur employeur — au point de menacer l'introduction en Bourse de l'entreprise à Hongkong. — (Le Monde Économie). Sinon : Une marque française d'habillement a ouvert un atelier de confection automatisé à Frayssinet-le-Gelat, dans le Lot, pour produire des tee-shirts à bas prix sur le sol français. L'objectif affiché est de cent millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2030. — (Le Monde Économie). Au Kenya, des véhicules électriques circulent désormais dans les réserves naturelles du pays, y compris dans des zones sans infrastructure de recharge. — (Africa News). Et une étude propose à l'Europe un modèle pour maintenir sa production industrielle — acier, engrais, produits chimiques — tout en réduisant ses émissions carbone, en combinant importation de certains matériaux et fabrication locale. — (Euronews). Alors ça fait pas tout. Mais c'est déjà ça.

En Pologne, un élan — grand cervidé des forêts du nord — s'est égaré dimanche dans la gare centrale de Varsovie, perturbant le trafic ferroviaire pendant des heures. La compagnie ferroviaire l'a sobrement qualifié d'« invité indésirable » avant de lui donner un prénom : Émile. Policiers, pompiers, personnel ferroviaire et spécialistes de la faune sauvage se sont alors lancés dans une poursuite épique dans les couloirs souterrains de la gare. Émile a finalement été stoppé par une fléchette tranquillisante, et raccompagné sain et sauf en forêt — sans amende pour voyager sans billet. — (20 Minutes).

Pas d'intox digne de ce nom aujourd'hui. À vous de voir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

À Beauregard-les-Bains, alors que des diplômés embauchés puis licenciés quelques semaines après leur prise de poste se retrouvent partout à devoir négocier leur départ seuls, sans recours clair, sans témoin et souvent sans trace écrite — parce que la période dite "d'essai" reste, dans la plupart des entreprises, un angle mort du droit réel —, Isabelle Dufour a décidé ce matin d'intégrer au cours d'éducation civique du jour une séance sur les droits fondamentaux d'un salarié, avec comme matériau central un contrat de travail anonymisé récupéré auprès d'un habitant et projeté au tableau. Il s'avère que sur les vingt-trois élèves présents, dix-neuf ignoraient qu'un licenciement sans motif écrit pouvait être contesté — et que l'un d'eux a demandé, à la fin, si sa mère pouvait venir poser des questions l'après-midi, ce qu'elle a fait. Tout le monde a trouvé ça normal. Pour autant, le dossier de rattachement de Beauregard-les-Bains auprès d'un État reste toujours sans réponse.

Lille, 17°C, partiellement nuageux. Température idéale pour courir — pas de chaleur à gérer, les nuages font le travail.

Si vous avez appris quelque chose ce matin, tant mieux. Dans le cas contraire, reprochez-le nous... À demain.